Les missions légales pour les CE / Le droit d'alerte 2/2

Que prévoit la loi ?
Lorsque le comité d’entreprise a connaissance de faits de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de l’entreprise, il peut demander à l’employeur de lui fournir des explications (articles L. 2323-78 à L 2323-82, R 2323-18 et R 2323-19 du Code du Travail). S’il n’a pas obtenu de réponses satisfaisantes ou si celles-ci confirment le caractère préoccupant de la situation, il établit un rapport.

Ce rapport, qui conclut sur l’opportunité ou non de saisir l’organe chargé de l’administration ou de la surveillance, est transmis à l’employeur et au commissaire aux comptes. Au vu du rapport, le comité d’entreprise peut décider de procéder à cette saisine.

Dans ce cadre, le comité d’entreprise peut se faire assister d’un expert de son choix et la mission s’inscrit dans le cadre général des dispositions de l’articledes articles L 2325-35 et suivants du Code du Travail.
« La missions de l’expert-comptable porte sur tous les éléments d’ordre économique, financier ou social nécessaires à l’intelligence des comptes et à l’appréciation de la situation de l’entreprise […] L’expert-comptable […] est rémunéré par l’entreprise. Il a libre accès dans l’entreprise ».

Comment désigner l'expert ?
Exemple :
«  Le Comité (central) d’entreprise décide de recourir à l’assistance d’un expert-comptable en vue d’exercer son droit d’alerte, dans le cadre de l’article des articles 2323-78 à L 2323-82 du Code du Travail, après avoir interrogé la direction lors de la réunion du [date] sur des faits préoccupants pour l’entreprise, et après avoir entendu ses réponses (ou ne pas les avoir entendues). Il désigne le Cabinet d'expertise comptable Syndex pour l’assister dans la préparation de la délibération par laquelle le CE est susceptible de saisir l’organe d’administration de [personne morale qui exploite l’entreprise]. »


Précédent