| Le Code du Travail (art. L. 4614-12) prévoit que le CHSCT peut faire appel
à un expert agréé par arrêté
ministériel principalement dans les cas suivants
:
Risque grave constaté dans l'établissement
Lorsqu'un risque grave, révélé
ou non par un accident du travail, une maladie professionnelle
ou à caractère professionnel est constatée
dans l'établissement, le CHSCT peut faire appel
à un expert agréé.
Le terme maladie à caractère professionnel
recouvre une acception plus large que celui de maladies professionnelles
figurant sur les tableaux des maladies indemnisées
à ce titre. Le recours à un
expert se justifie davantage en présence de
ces maladies pour lesquelles les mesures de prévention
peuvent se révéler difficiles à
définir et à mettre en uvre (contrairement
aux maladies professionnelles qui ont déjà
fait l'objet d'études nombreuses et approfondies).
Le fait que l'employeur ait pris des mesures par rapport
au risque en cause ne prive pas l'expertise de son utilité.
Ces mesures relèvent au contraire de la mission
de l'expert. Il lui appartient de rechercher si elles
sont suffisantes et appropriées.
Projet important modifiant les conditions d'hygiène
et de sécurité ou les conditions de travail
En cas de projet important modifiant les conditions
d'hygiène et de sécurité ou les
conditions de travail et, notamment, avant toute transformation
importante des postes de travail découlant de
la modification de l'outillage, d'un changement de produit
ou de l'organisation du travail, avant toute modification
des cadences et des normes de productivité, le
CHSCT peut faire appel à un expert agréé.
Projet important d'introduction de nouvelles technologies
dans les entreprises d'au moins 300 salariés
C'est alors le comité d'entreprise qui est obligatoirement informé
et consulté dès lors que le projet est
susceptible d'avoir des conséquences sur l'emploi,
la qualification, la rémunération, la formation
ou les conditions de travail des salariés. Dans
ce cadre, le CE peut demander au CHSCT de se saisir de
la question.
Autre cas de recours à un expert
La Cour de cassation va au-delà des cas de recours
prévus par le Code du Travail. Elle admet en
effet que le CHSCT puisse recourir à un expert
pour « l'éclairer sur la nouvelle organisation
du travail et lui permettre d'avancer des propositions
de prévention », alors même que la
nouvelle organisation du travail est déjà
en place.
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