Menée par Syndex entre le 8 juillet et le 7 août 2026 auprès de 756 répondant·es, notre enquête flash consacrée aux prérogatives Santé, Sécurité et Conditions de Travail (SSCT) des élu·es de CSE révèle un premier enseignement marquant : 48 % des répondant·es rencontrent des difficultés pour concilier l'exercice de leur mandat avec leur activité professionnelle. Un constat qui interroge la capacité des représentant·es du personnel à exercer pleinement leurs missions en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail.
Découvrez les résultats !
L’enquête reflète l’expérience de 756 répondant·es aux profils variés : 84 % travaillent dans le secteur privé, 11 % dans une association et 5 % dans le secteur public. Parmi eux, 81 % sont membres de CSE, 47 % membres de CSSCT et 31 % représentant·es syndicaux·ales. Plus de deux tiers exercent leur mandat depuis au moins deux mandats ou plusieurs mandats successifs.
La connaissance des prérogatives SSCT apparaît globalement élevée : 65 % des répondant·es estiment les connaître et 32 % les connaître partiellement. Parmi leurs attributions, information-consultation, analyse des risques professionnels et promotion de la santé, sécurité et amélioration des conditions de travail sont bien identifiés par les CSE. La réalisation d’enquêtes en matière d’accidents du travail ou de maladies professionnelles est la prérogative la moins connue, citée par 76 %.
Dans les faits, l’organisation pour traiter les sujets SSCT reste encore peu formalisée. Seuls 33 % des répondant·es indiquent que leur CSE dispose d’une organisation claire assortie d’un programme de travail formalisé ; 25 % fonctionnent de manière informelle et 28 % seulement partiellement. En termes d'actions, 77% des répondants indiquent la tenue de réunions dédiées au niveau du CSE ou de la CSSCT et le suivi du DUERP (72%). En revanche, les inspections régulières ne sont mises en oeuvre que dans 47% des cas.
Les principaux obstacles sont très concrets : 48 % des répondant·es peinent à concilier leur mandat avec leur activité professionnelle et 41 % manquent de temps ou d’heures de délégation. La mobilisation des autres élu·es (30 %), l’accès aux documents utiles (27 %) et les relations tendues avec la direction (24 %) compliquent également l’action. Par ailleurs, 17 % déclarent n’avoir jamais bénéficié d’une formation SSCT.
Découvrez ci-dessous l’ensemble des résultats de l’enquête Syndex : les pratiques des CSE et CSSCT, les modalités de préparation des réunions, les freins rencontrés par les élu·es et les leviers permettant de mieux exercer leurs prérogatives SSCT. Syndex les accompagne par la formation, l’expertise et une assistance adaptée à leurs besoins.