CSE

La direction a pour obligation légale d’informer et de consulter le CSE. Certaines informations-consultations sont récurrentes, d’autres ponctuelles.

Les trois informations-consultations récurrentes

Afin d’assurer son obligation d’information et de consultation du CSE, la direction doit mettre en place une base de données économiques, sociales et environnementales (BDESE) qu'elle doit actualiser régulièrement. 

L'étendue de l'information et des consultations est fixée par la loi mais elle peut également être négociée (accord collectif d’entreprise). 

Les consultations récurrentes portent sur trois sujets :

  • les orientations stratégiques de l'entreprise, la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et les orientations de la formation (C. trav., art. L. 2312-24) ;
  • la situation économique et financière, la politique de recherche et de développement technologique et l'utilisation du crédit d'impôt compétitivité et emploi (C. trav., art. L. 2312-25) ;
  • la politique sociale de l'entreprise, l'emploi et les conditions de travail des salariés (C. trav., art L. 2312-26 à L. 2312-35).

Elles sont renouvelées tous les ans, sauf en cas d’accord collectif (tous les 3 ans au maximum). Étant donné qu’elles peuvent s'avérer très techniques, les élus du CSE peuvent se faire assister par un cabinet d'expertise comptable, comme Syndex. 

Les expertises sur la situation économique et financière et sur la politique sociale sont intégralement financées par l'employeur ; celle sur les orientations stratégiques est prise en charge à 80 % par l’employeur et à 20 % par le CSE, sauf accord en disposant autrement et/ou budget du CSE insuffisant.

Informations-consultations ponctuelles 

Outre ces consultations récurrentes, le CSE peut être consulté ponctuellement, notamment en cas de plan de sauvegarde de l'emploi, de changement d'horaires de travail, de plan de départs volontaires... 

En cas d'introduction de nouvelle technologie et pour tout aménagement important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail (L. 2312-8), le CSE peut faire appel à un expert habilité qui l’aidera à analyser les conséquences du projet et à proposer des mesures de prévention adaptées. L’expertise est prise en charge à 80 % par l’employeur et à 20 % par le CSE, sauf accord en disposant autrement et/ou budget du CSE insuffisant.

Actualités et ressources
Toutes nos actualités & ressources
orientation stratégique
La gestion des emplois et des compétences est au cœur des transformations des entreprises. Pourtant, elle reste encore trop souvent peu mobilisée...
4 pages agro
Alors que l’environnement des groupes coopératifs agricoles est plus que jamais soumis à de multiples aléas, aussi bien sur le plan économique...
salarie.es syndex
Depuis plus de 55 ans, Syndex fait le choix d’une entreprise démocratique, fondée sur l’engagement collectif et le partage de la valeur. À l...
STD Date Fondation

Créée en 2014, la Fondation d’entreprise Syndex soutient et accompagne des initiatives d’utilité sociale dans les domaines de l’économie, de la...

Les dernières questions
Vous vous posez une question sur votre mandat ? Découvrez des centaines de questions/réponses pratiques, mises à jour régulièrement, pour vous aider dans votre mandat d'élu.
Voir toutes nos questions
illustration-question
Un jugement prononcé en 2022 a effectivement confirmé que, dans le cadre d'un projet « nouvelle technologie », les impacts sur les conditions de travail n'ont pas à être nécessairement importants pour déclencher l'expertise afférente à l'introduction de nouvelles technologies, co...
Voir la réponse complète
illustration-question
Dans le cadre d’une consultation sur projet important, l’employeur doit fournir des informations écrites suffisantes comportant les objectifs du projet, un volet technique (description technique), un volet sur les conditions de travail. Dans le cadre d’une consultation sur l’introduction...
Voir la réponse complète
illustration-question
Le CSE ayant été prévenu, il peut demander des informations sur ce point dans le cadre de la prochaine information-consultation sur les orientations stratégiques, et proposer le cas échéant des orientations alternatives dans le cadre de cette consultation, notamment si l’IA peut avoir un imp...
Voir la réponse complète
illustration-question
Que ce soit au stade de l’introduction de l’IA dans l’entreprise, ou à la suite d’une mise à jour dirigée vers l’IA d’un logiciel déjà en place, il est possible de demander à l'employeur la suspension de ce déploiement et une information-consultation du CSE sur projet important / ...
Voir la réponse complète