La consommation énergétique d’une requête IA dépend de ce qui est demandé. Et, contre toute attente, certaines autres pratiques numériques sont encore plus énergivores. Membres de CSE, faisons le point sur cet élément essentiel engageant la démarche de RSE (responsabilité sociétale et environnementale) de votre entreprise.
Toute requête émise auprès d’une IA générative fait tourner un serveur qui procède aux calculs nécessaires pour analyser la demande puis y répondre.
Les fournisseurs d’outils d’IA (OpenAI, Google, Anthropic…) proposent différents modèles plus ou moins complexes, produisant des réponses plus ou moins élaborées et consommant plus ou moins d’énergie : leur consommation d’énergie croît selon leur performance.
Mais, quel que soit le type de modèle utilisé, certaines requêtes sont plus énergivores que d’autres : ainsi, la génération d’une requête textuelle est 60 fois moins énergivore que la production d’une image et 40 000 fois moins que la création d’une vidéo de 10 secondes !
Tout d’abord, précisons qu’il est difficile de comparer le coût énergétique d’une requête IA avec celui d’autres outils numériques :
- l’IA adopte un fonctionnement différent qui nécessite une décomposition des différentes tâches pour permettre la comparaison ;
les fournisseurs de services numériques publient des informations partielles, ne permettant que difficilement une reconstitution complète des consommations.
Pour autant, des études récentes (ou toujours en cours)1 ont tendance à relativiser le surcoût énergétique des IA, voire à démontrer que, pour certaines requêtes textuelles complexes, l’IA est 4 à 5 fois plus économe qu’une requête traditionnelle sur Google conduisant à de la navigation sur des sites web financés par la publicité ou affichant des animations vidéo.
Ceci tient au fait que, si la requête IA fait tourner des serveurs dans des proportions supérieures à une requête sur un moteur de recherche, elle n’affiche en revanche pas de site web sur le terminal de l’utilisateur, seulement la réponse à sa demande initiale.
La réponse envoyée utilise ainsi peu de ressources sur le réseau et sur le terminal (ordinateur ou mobile) de l’utilisateur. Pour rappel, seule la génération de texte est concernée ici, la production d’images ou de vidéos étant particulièrement énergivore (cf. graphique ci-dessus).
À l’inverse, l’affichage d’une page web comportant des publicités ou des vidéos nécessite un transfert d’informations sur le réseau très important (supérieur à celui de l’IA) et des besoins élevés en ressources d’affichage sur le terminal de l’utilisateur, lesquels se poursuivent tout le temps où la page reste affichée.