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Fermetures d’agences bancaires

Quel avenir pour les salariés ?

Image d'illustration

 

La réduction du maillage des réseaux bancaires pose aux IRP le défi majeur de l’avenir des salariés des agences. À la fin du mois de novembre 2016, la Caisse d’épargne Midi-Pyrénées a transmis à son comité d’entreprise un calendrier de fermeture de 35 de ses agences (sur un total de 207, soit 17% des points de vente) d’ici à 2020. L’impact sur l’emploi serait sensible (suppression de 120 postes) mais en principe sans licenciements, avec le remplacement d’un départ en retraite sur deux.

Cette annonce s’inscrit dans un mouvement général pour les grands réseaux bancaires français : la Société générale avait annoncé en 2015 son intention de supprimer 20% de son réseau d’agences en cinq ans ; BNP-Paribas a confirmé qu’il allait continuer à réduire le sien (après avoir supprimé 191 agences entre 2012 et 2015). Enfin, LCL a annoncé la fermeture de 240 agences d’ici à 2020. Le choix de la Caisse d’épargne Midi-Pyrénées démontre que les réseaux mutualistes ne font pas exception.

Les raisons invoquées pour fermer des agences bancaires sont liées à des évolutions « digitales» (baisse de la fréquentation des agences bancaires par les particuliers) et financières (la chute des taux d’intérêt pèse sur la rentabilité des réseaux). Cependant, dans cette marche vers des agences moins nombreuses mais rénovées, les IRP doivent peser pour assurer la montée en compétence des salariés,  maintenir une relation en agence dans les moments clés de la vie du client particulier (achat immobilier, mariage, divorce) et assurer la satisfaction des clients professionnels. Le succès d’une agence repose sans doute moins sur son design que sur la qualité de l’équipe qui l’anime.

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