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Renault / PSA  : des situations et stratégies différentes

Renault suit une cure d’amaigrissement quand PSA tente de grandir sans grossir ! Dans les deux cas, les actifs dédiés aux activités conventionnelles automobiles, tant en ingénierie, production que côté tertiaire, sont mis sous pression. 

Automobiles dans Paris

Résilience chez PSA

En 2020, PSA a continué à démontrer sa forte résilience : un taux de marge opérationnelle élevé, à 7%, alors que ses volumes s’effondrent de près de 30%, faisant pâlir d’envie nombre de ses concurrents ! Se combinent les effets d’une amplification des approvisionnements low-cost, une standardisation des plateformes, des partenariats lissant les coûts des investissements et des coûts de restructuration élevés… hors licenciements ! Ce même cocktail devra permettre à Stellantis (PSA/FCA) de réaliser 5 Md€ de synergies annuelles sans fermetures de sites, ni licenciements… mais avec probablement des baisses de capacités, des départs et des reconversions d’activités.  

Renault au creux de la vague

L’Alliance RNM est quant à elle au creux de la vague. Les lourdes pertes de Nissan (-5 Md€) s’ajoutent à la perte opérationnelle de la division Auto de Renault (-1 Md€). Le trio affiche quelques projets conjoints, mais prévoit surtout de réduire les capacités. Toutes n’ont d’ailleurs pas été annoncées : fermeture de Barcelone en Europe côté Nissan, reconversion de Flins… Pour compléter l’arsenal, l’Alliance envisage des plans de départs (-15 000 personnes côté Renault, dont 2 500 départs volontaires en France) et affiche la volonté d’utiliser la même stratégie que PSA, dont le « Back in the race » lui a permis d’accroître sa marge opérationnelle malgré des volumes en baisse. 

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