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NAO : L'évolution de la rémunération en 2018

Nos experts du champ du social vous propose leur analyse et vous donnent les clés principales pour bien négocier les rémunérations en 2018 à travers 3 articles ou une fiche pratique à télécharger. Au sommaire : les évolutions des rémunérations en 2017 et 2018, taux de cotisations, comment bien se préparer aux enjeux de la négociations, etc.

L'évolution des rémunérations

#1 QUELLES ÉVOLUTIONS EN 2017 ET 2018 ?

#1.1 ÉVOLUTION DU SMIC

Au 1er janvier 2018, le SMIC a été revalorisé de +1,2%. Il s’élève désormais à 9,88 € bruts (7,72 € nets) par heure et à 1 498,47€ bruts par mois (sur la base de 35 heures par semaine). Son augmentation est ainsi légèrement supérieure à l’inflation 2017, qui s’établit à 1%. La progression du taux d’inflation depuis 2015, couplée à une stabilité, voire à un léger recul, des budgets d’augmentation limitent sensiblement l’amélioration du pouvoir d’achat.

#1.2 LES TENDANCES OBSERVÉES EN 2017

En moyenne, les taux d’augmentation ont légèrement diminué en 2017 : 2,3% (y compris promotions), contre 2,7% en 2016, et ont été plus favorables pour les cadres (+2,5% vs 2,1% pour les non-cadres).
Les écarts de rémunération entre cadres et non-cadres se creusent, en particulier sur les rémunérations variables. Les écarts de pratiques se sont également accentués entre les entreprises en 2017, avec d’une part un nombre croissant d’entreprises recourant aux gels salariaux, et d’autre part des entreprises où les augmentations dépassant les 10% se sont multipliées.
Les augmentations individuelles restent très prégnantes, captant en moyenne les trois quarts de l’enveloppe prévisionnelle des augmentations.

Les écarts de rémunération (salaire de base et rémunération totale) entre les régions métropolitaines et la région Îlede-France sont restés stables, et entre régions (hors Île-deFrance) l’amplitude maximum atteint 7 points. Pour 2018, alors même que la reprise s’annonce, les prévisions d’augmentation sont prudentes, à +2% pour une inflation prévisionnelle de 1,2%.

Les écarts de rémunération entre les régions métropolitaines et la région île-de-france

#1.3 UNE BAISSE DES TAUX DE COTISATION EN 2018 ? PAS SI SÛR QUE ÇA...

Après cinq années marquées par la baisse des taux de cotisation et, dès lors, du « coût » du travail pour l’employeur, les évolutions prévues pour 2018 sont hétérogènes.

Pour le salarié
Les principales mesures sont :

  • augmentation de la CSG (contribution sociale généralisée) de 1,67 point au 1er janvier 20182 ;
  • suppression de la cotisation salariale maladie au 1er janvier (0,75% jusque-là) ;
  • suppression de la cotisation salariale d’assurance chômage (passage de 2,40% à 0 en deux temps, avec une première baisse au 1er janvier à 0,95%, avant une suppression totale au 1er octobre).

Le solde serait donc a priori plutôt positif pour le salarié (mais seulement fin 2018), sauf à ce qu’une hausse des régimes de prévoyance et de santé vienne annuler, voire inverser, cette évolution). Une progression de 1% des régimes de prévoyance et santé conduirait ainsi à un prélèvement global en hausse de 0,22% pour le salarié.


Pour l’employeur
L’année 2018 est marquée par le recul de 1 point du CICE3, qui passe de 7% à 6%, retrouvant son niveau de 2016. Le taux de 6% devrait être maintenu en 2019. Pour les entreprises non assujetties à la TVA, le taux du CITS3 reste à 4%.
Parallèlement, les évolutions des différents taux de cotisation patronales se compensent avec :

  • une baisse de -0,10 point pour les accidents du travail maladies professionnelles (AT/MP) et la suppression de la contribution pénibilité (antérieurement à 0,01%) ;
  • mais une hausse de +0,11 point du taux de cotisation maladie.

À noter : la diminution de la contribution patronale au titre des attributions gratuites d’actions est réduite de 10 points (de 30 à 20%).

 

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>> Fiche NAO : négocier sa rémunération #1
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