Études

Syndex, expert du projet IRCP

Le projet IRCP « Industrial Regions and Climate Policies: towards a just transition » de la Confédération européenne des syndicats (CES) s'est achevé les 5 et 6 octobre derniers par la conférence finale à Bruxelles au siège de la CES. Retour sur 18 mois de travaux.

Page de garde de l'étude

 

Au lendemain de la ratification par l'Union Européenne de l'accord mondial sur le climat conclu lors de la COP 21 de Paris se tenait la conférence finale IRCP (Industrial Regions and Climate Policies ). Ce projet financé par l'Union européenne et dirigé par la CES avec la contribution de plusieurs syndicats européens, avait été entamé il y a 18 mois. Il visait à étudier les modalités d'application concrètes de politiques de réduction d'émissions de gaz à effet de serre dans les régions industrielles.

Syndex, expert externe du projet, y était représentée par Alain Mestre et Andrzej Jakubowski, qui ont coordonné les travaux dans 7 pays (Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Belgique, Suède, Pologne, Bulgarie) à travers ses filiales et en collaboration avec l'institut britannique Orion et le cabinet allemand Sustain Consult. À la veille de la tenue de la COP 22 à Marrakech, la Confédération Européenne des Syndicats — qui rassemble 89 organisations syndicales dans 39 pays en Europe — s'est ainsi prononcée en faveur des industries à faibles émissions de carbone, les qualifiant "d'opportunités" alors que beaucoup de travailleurs craignent des pertes d'emplois généralisées.

Concrètement,

la Confédération a identifié 5 mesures incontournables pour l'élaboration d'une stratégie industrielle sobre en carbone répondant à l'exigence de «juste transition» des syndicats :

  • une transition planifiée, socialement juste vers l'économie à faibles émissions de carbone dans les régions industrielles, pour réduire les émissions polluantes et maintenir les activités manufacturières et les emplois qui leur sont liés.
  • la consultation et la participation des syndicats et des employeurs à la "décarbonisation" de leurs industries
  • l'accélération par l'Union Européenne de la diffusion des technologies innovantes sobres en carbone
  • l'investissement vital dans la qualification de la main d'œuvre, sans laquelle il ne saurait y avoir de transition économique socialement juste
  • les différents impacts sociaux de la décarbonisation doivent être atténués localement et les bénéfices maximisés

Enfin le rapport final se prononce pour l'appui de l'Union européenne et des gouvernements nationaux aux politiques climatiques. En particulier dans le fait de montrer qu'ils sont prêts à limiter les impacts négatifs de la décarbonisation en mettant en place des mesures favorisant la création d'emplois et d'industries qui préservent l'environnement.

Pour aller plus loin :